Par Laurent-Pierre GAILLARD
Pilotage durable : quand le contrôle de gestion intègre l’impact environnemental
La prise en compte de l’environnement est désormais incontournable dans le monde de l’entreprise. Piloter la performance ne se limite plus aux seuls indicateurs financiers. La notion de pilotage durable s’installe : il s’agit d’intégrer l’impact environnemental dans la stratégie et le suivi opérationnel. Le contrôle de gestion doit élargir son champ d’action pour inclure des données extra-financières. Depuis 2024, les grandes entreprises doivent publier des indicateurs de durabilité. Les PME sont elles aussi concernées par ce mouvement de fond. Pour toute entreprise, à Rennes comme ailleurs, le pilotage durable peut devenir un atout compétitif.
Pourquoi intégrer l’environnement dans le pilotage d’entreprise ?
Intégrer l’environnement dans le pilotage d’entreprise répond d’abord à une nécessité : celle de préserver la planète tout en assurant la pérennité de l’activité. En pratique, les décisions de gestion intègrent désormais des critères environnementaux.
Par exemple : l’empreinte carbone, la consommation d’énergie ou la gestion des déchets. D’un point de vue business, cette démarche présente plusieurs avantages. Premièrement, elle permet d’anticiper les contraintes réglementaires croissantes (neutralité carbone, reporting RSE obligatoire, etc.).
Deuxièmement, un pilotage plus écoresponsable améliore l’image de marque de l’entreprise et renforce la confiance des clients et partenaires. Enfin – et c’est un point crucial – suivre des indicateurs environnementaux peut révéler des opportunités d’optimisation. Par exemple, réduire la consommation d’énergie se traduit souvent par des économies financières (un bonus pour la rentabilité).
Des indicateurs « verts » pour un contrôle de gestion plus complet
Traditionnellement, le contrôleur de gestion s’appuie sur des indicateurs clés financiers : chiffre d’affaires, marges, coûts, etc.
Dans une optique de pilotage durable, il doit désormais y ajouter des indicateurs “verts”. De quoi parle-t-on ? Ce sont des données mesurant l’impact de l’entreprise sur son environnement. Par exemple : tonnes de CO2 émises, kilowattheures d’électricité consommés, volume de déchets recyclés… La liste dépendra bien sûr du secteur d’activité.
L’objectif est de créer des tableaux de bord intégrant ces métriques extra-financières aux côtés des indicateurs classiques. Un peu de jargon professionnel : on parle parfois de reporting RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) ou de contrôle de gestion environnemental. Rassurez-vous, nul besoin d’être expert en écologie pour s’y mettre ! Le rôle du contrôleur sera de collecter ces données auprès des bons interlocuteurs (responsable QHSE, services techniques…) et de les traduire en indicateurs compréhensibles et exploitables.
Il peut s’appuyer sur des outils informatiques adaptés qui suivent à la fois les données financières et environnementales. L’important, c’est de pouvoir rapprocher ces indicateurs verts des indicateurs financiers pour avoir une vue d’ensemble. Par exemple, calculer le coût par tonne de CO2 évitée. Ces croisements offrent un pilotage plus complet de l’entreprise et facilitent la prise de décision sur le long terme.
Le contrôleur de gestion, nouvel acteur de la transition écologique
Le contrôleur de gestion est souvent perçu comme le gardien des chiffres. Désormais, il endosse aussi un rôle de gardien de la durabilité. Cela implique quelques changements dans sa méthode de travail.
Il lui faut adopter une vision plus transversale en intégrant les enjeux environnementaux et sociaux à ses analyses. Il doit aussi sensibiliser les autres services à l’importance de ces nouveaux indicateurs (par exemple, suivre le bilan carbone au même titre que le chiffre d’affaires).
À terme, le contrôleur de gestion participera activement à la stratégie RSE de l’entreprise. Il pourra proposer des objectifs environnementaux en cohérence avec les objectifs financiers, et suivre leur réalisation. C’est un vrai changement de posture : il ne s’agit plus seulement de contrôler, mais aussi de conseiller et d’orienter les décisions vers plus de durabilité.
En intégrant l’impact environnemental dans le pilotage d’entreprise, vous faites le choix d’une performance globale, à la fois économique et durable. Certes, cela demande d’adapter vos outils de contrôle de gestion et de former vos équipes, mais les bénéfices sont au rendez-vous : meilleure conformité réglementaire, optimisation des coûts sur le long terme, et contribution à la société. En adoptant un pilotage durable, votre entreprise gagnera en résilience et en image de marque – deux atouts précieux face aux défis de demain.
Vous vous demandez par où commencer pour concrétiser cette démarche ? N’hésitez pas à nous contacter : 3P Evolution accompagne les dirigeants de PME à Rennes dans la mise en place d’un pilotage d’entreprise performant et responsable. Faites évoluer votre gestion pour bâtir le succès de demain !
